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70 000 jeunes en pèlerinage au sanctuaire du Christ Roi, au Mexique

Crédit : Alejandro Ramírez / aciprensa

On attendait 45 000 jeunes. Mais ils étaient 70 000, le 31 janvier dernier, en pèlerinage au sanctuaire du Christ Roi. Il est situé au sommet de la colline du Cubilete, à proximité de Guanajuato, capitale et ville principale de l'État du même nom, sur le plateau central du Mexique. Ce sanctuaire est surmonté d’une statue, haute de 20 mètres, représentant le Christ Roi de la Paix, les bras tendus en signe de protection. Érigé au centre géographique du pays, ce sanctuaire est l’un des grands lieux de pèlerinage mexicains. Ces jeunes pèlerins étaient venus des nombreuses régions du Mexique pour approfondir leur foi et pour en témoigner.

Norberto Ríos est novice chez les Disciples Missionnaires d'Emmaüs. Il se réjouit de constater combien, encore aujourd’hui, « il y a des jeunes qui veulent répondre à l'appel du Seigneur. » Son but est « d’aider les autres à rencontrer le Christ. Sans cette rencontre, il est difficile de s’approcher de l’Église. Notre témoignage peut ouvrir ce chemin. » D’autres, comme David Andrés qui vient du Nuevo León (état situé au nord-ouest du Mexique), offrent cette démarche au Seigneur, tout simplement. Il souhaite « se mettre littéralement aux pieds du Seigneur. » Offrant toute sa vie, il ajoute : « Tout ce qui vient de Toi, nous le recevrons avec beaucoup d'amour ». D’autres encore sont en quête de discernement vocationnel. Pour le favoriser, les organisateurs, le groupe Témoignage et Espérance, ont prévu des temps de silence. Antonio Centeno Cuarenta, originaire de Guanajuato, est monté au sanctuaire du  Christ Roi pour demander au Seigneur ce qu’Il attend de lui. Il a offert ses efforts au Saint Esprit pour « contempler ce que le Seigneur me demande. »

À midi, ce 31 janvier, le nonce apostolique au Mexique, l’archevêque Joseph Spiteri, a présidé la messe. Il a appelé les participants à vaincre les défis de leur génération, notamment « l’apathie ». « Allez de l’avant, chers jeunes, a-t-il précisé. Comme le pape Léon XIV vous l’a dit à maintes reprises, l’Église apprécie votre générosité et a confiance dans la force de votre témoignage, en tant qu’amis sincères de Jésus, qui voulez construire avec lui son royaume de fraternité, en respectant la vie de chaque personne et en promouvant toujours la réconciliation et la paix véritable. »

L’an passé, 38 000 jeunes s’étaient réunis pour ce même pèlerinage. Les organisateurs avaient alors pour but d’envoyer un message clair à la nation mexicaine confrontée à une violence croissante, notamment à l’encontre des prêtres. Les habits rouges que les organisateurs avaient demandé de porter pour l’événement rappelaient le sang des martyrs qui coule régulièrement sur cette terre mexicaine. La marche de janvier 2025 marquait le cinquantième anniversaire de l’assassinat de deux jeunes, Juan Bosco et César Fernando, tués lors de la deuxième édition de ce pèlerinage, en 1975.

Cette année 2026, le groupe Témoignage et Espérance a commémoré le centenaire du début de la guerre des Cristeros (1926-1929). La figure de saint José Sánchez del Río, fêté le 10 février, fut particulièrement mise en valeur . José est né en 1913 dans une famille fortunée. Quand la persécution du président franc-maçon Calles survint, son désir de rester fidèle au Christ fut très ardent au point qu’il demanda au Seigneur la grâce de mourir martyr. Le 6 février 1928 lors d’un affrontement, les forces gouvernementales abattirent le cheval du commandant cristero Luis Guízar Morfín. Présent sur place, José, qui n’avait alors que 14 ans, descendit de son propre cheval et dit « Mon général, prenez mon cheval et sauvez-vous ; vous êtes plus indispensable à la cause que moi. » José fut alors capturé et enfermé dans l’église (transformée en écurie) où il avait été baptisé, enfant. On lui arracha la peau des pieds. Son propre parrain de baptême lui promit monts et merveilles s’il abjurait. Il réclama une rançon au père de l’enfant, mais José empêcha la manœuvre : « Ma foi n’est pas à vendre. » Il fut abattu le 10 février 1928 à 23h30. Cent ans plus tard, Témoignage et Espérance a organisé le pèlerinage pour dénoncer la « persécution » actuelle la qualifiant de « censure subtile mais croissante. »

(Sources : aciprensa.com)

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