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États-Unis :l’épiscopat catholique réagit

Mgr Coakley lors d'une interview sur EWTN en novembre 2025

L’archevêque de Saint-Paul et Minneapolis est intervenu dès le 7 janvier dernier, après  la mort d’une mère de famille américaine de 37 ans, tuée par balles par un agent de la police de l’immigration (ICE :United States Immigration and Customs Enforcement) lors d’une opération de contrôle dans la métropole de l’État du Minnesota. Mgr. Bernard A. Hebda affirme dans un communiqué : « Nous vivons une époque où il est plus que jamais nécessaire, dans notre pays, d'apaiser les tensions, de mettre fin aux spéculations anxiogènes, et de reconnaître que chaque être humain est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Cela vaut autant pour nos frères et sœurs immigrés que pour nos élus et les forces de l'ordre. » Le prélat renvoie ainsi chacun, quel que soit son bord politique, sa fonction dans la nation, son origine géographique ou sa situation administrative, à sa propre conscience, face à la montée de la violence. « Plus nous tardons à aborder cette question sur la scène politique, plus elle engendre de divisions et de violences », ajoute-t-il.

Le  24 janvier, encore à Minneapolis, des agents fédéraux ont de nouveau ouvert le feu sur un Américain de 37 ans, le blessant mortellement. Le 25 janvier, la Conférence des évêques catholiques américains (USCCB) a publié un communiqué par la voix de son président, Mgr. Paul Coakley. « La paix se construit sur le respect des personnes », rappelle-t-il aux fidèles, reprenant les propos du Pape. L’Église, de par sa mission et sa nature, se place au-delà des fractures politiques, “pour ou contre Trump”, “pour ou contre ICE”. Mgr Coakley précise dans son communiqué : « C’est dans cet esprit que j’appelle, dans la prière, au calme, à la retenue et au respect de la vie humaine à Minneapolis et dans tous les lieux où la paix est menacée. Les autorités publiques ont tout particulièrement la responsabilité de préserver le bien-être des citoyens, au service du bien commun. » Il conclut en appelant à fuir tout « discours déshumanisant » et tout « acte menaçant la vie humaine ».

Mgr. Robert Barron, évêque de Winona-Rochester, ville située au Sud-Est de Minneapolis, a pour sa part demandé aux responsables fédéraux de l’immigration de se concentrer sur l’expulsion des seuls criminels dangereux. Mais il a aussi exhorté les manifestants à « cesser d’entraver » le travail des agents de l’immigration.

Par-delà les agissements de la police ICE et une politique d’expulsion des migrants critiquées depuis longtemps par l’épiscopat américain, la violence exacerbée de ces derniers jours témoigne d’une lutte politique et idéologique incandescente. Dans ce même Minnesota, rappelons le double meurtre, en juin 2025, de Melissa Hortman, présidente démocrate de la Chambre des représentants du Minnesota, et de son mari, L’assassin serait passé à l’acte sous prétexte que l’élue avait fait du droit à l’avortement sa priorité. Au Minnesota, le gouverneur démocrate et ancien candidat à la vice-présidence des États-Unis, Tim Walz, est lui aussi un ardent défenseur de l’avortement pendant toute la grossesse et jusqu’avant la naissance, y compris sur une mineure et sans le consentement de ses parents. Il défend aussi l’idéologie du genre, les opérations de changement de sexe, et la mise à mort des bébés qui survivent à un avortement.

(Sources : archspm.org, usccb.org, catholicworldreport.com)

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