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Léon XIV : « Que les armes se taisent ! »

© Wikimedia Commons / Par Edgar Beltrán

« Nous élevons notre humble prière au Seigneur pour que cesse le fracas des bombes, que les armes se taisent et qu'un espace de dialogue s'ouvre dans lequel les peuples puissent faire entendre leurs voix » a déclaré le Pape après la prière de l’Angélus, le 8 mars, troisième dimanche de Carême, au neuvième jour de la guerre qui a enflammé le Moyen-Orient.

« De l’Iran et de tout le Moyen-Orient, des nouvelles qui suscitent une profonde consternation, continuent d’arriver » a souligné le Pape qui redoute une extension des hostilités. Celles-ci, déclenchées le 28 février par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, ont provoqué une riposte iranienne tous azimuts, une pluie de missiles et de drones qui a étendu le conflit au Liban et aux pays du Golfe. « Aux épisodes de violence et de dévastation, et au climat généralisé de haine et de peur, s'ajoute la crainte que le conflit ne s'étende, et que d'autres pays de la région, dont notre cher Liban, ne replongent à nouveau dans l'instabilité », a dit Léon XIV qui s’était rendu au Pays du Cèdre lors du premier voyage de son pontificat, au début du mois de novembre 2025. Le Saint-Père a confié à l’intercession de Marie, Reine de la Paix, « ceux qui souffrent à cause de la guerre », afin qu’elle accompagne « les cœurs le long des sentiers de réconciliation et d’espérance ».

Le 9 mars, la salle de presse du Vatican  a communiqué que le Saint-Père pensait aux « nombreux innocents, dont beaucoup d'enfants » tués dans les bombardements, et « pour ceux qui leur portaient secours », comme le père Pierre El-Rahi, le prêtre maronite victime d'une attaque israélienne contre le Hezbollah au Liban.

Quelques jours plus tôt, le 4 mars, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, avait rappelé l’importance de la diplomatie pour  retrouver et entretenir la paix : « L’histoire nous a déjà appris que seule la politique, grâce à un travail acharné de négociation et à une attention particulière à l’équilibre des intérêts, peut renforcer la confiance entre les peuples, promouvoir le développement et préserver la paix. » « Nos peuples réclament la paix ! Cet appel devrait secouer ceux qui dirigent les nations et tous ceux qui travaillent dans le domaine des relations internationales, les incitant à redoubler d’efforts en faveur de la paix » avait ajouté le cardinal secrétaire d’État.

(Sources : L’Orient-Le Jour, Zenit, 09/03/2026 ; Vatican News, 04/03/2026 et 09/03/2026)

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