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Cuba libère 51 prisonniers après une médiation du Saint-Siège

Alors que le régime communiste de Cuba est sous la menace d’une intervention militaire américaine, les autorités cubaines ont annoncé, le 12 mars, la libération « dans les prochains jours » de 51 prisonniers « dans un esprit de bonne volonté, et dans le cadre des relations étroites et fluides entre l'État cubain et le Vatican », précise un communiqué du ministère cubain des Affaires étrangères.

Cet épisode s’inscrit dans une longue séquence des relations diplomatiques jamais interrompues entre le Vatican et Cuba depuis 90 ans, dont 67 ans de communisme. Depuis l’instauration de ce régime totalitaire, le Saint-Siège s’efforce d’obtenir la libération de prisonniers politiques et se propose comme intermédiaire entre Washington et La Havane. Ce fut notamment le cas, en 2025, après que les États-Unis, encore présidées par Joe Biden, eurent retirés Cuba de la liste des « États soutenant le terrorisme ». Le gouvernement cubain s'était alors engagé auprès du Vatican à libérer 553 prisonniers. Dès son entrée à la Maison-Blanche, le président Donald Trump avait réintroduit Cuba dans la liste des États terroristes. Néanmoins, deux mois plus tard, le gouvernement cubain assurait que le processus de libération des 551 prisonniers était achevé. Mais seule une partie d’entre eux étaient des prisonniers politiques, selon des ONG de défense des droits humains. On ne sait pas si les 51 prisonniers dont Cuba vient d’annoncer la libération prochaine sont tous des prisonniers politiques. Ce serait le cas de 14 d’entre eux libérés le 13 janvier après de fortes pressions de Washington. Ils avaient été arrêtés pour avoir participé aux grandes manifestations antigouvernementales de juillet 2021. Selon le groupe de défense des droits humains Justicia11J,  Cuba comptait, ce 13 janvier 2025, « au moins 760 prisonniers politiques », dont 358 ayant participé aux manifestations de juillet 2021.

Dans un pays ruiné par le régime communiste et par les rétorsions économiques américaines (l’embargo, en vigueur depuis 1962, s’exerce aujourd’hui principalement par un rigoureux blocus pétrolier), l’Église prend sur place, notamment via son réseau Caritas, le relais d’un État défaillant.

(Sources :  Vatican News, 13/03/2026 ; Le Figaro, 13/03/2026 et 15/03/2026)

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