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Pourquoi certains diocèses ont-ils autant de vocations sacerdotales ?

© CC BY-NC-SA 2.0, Claude TRUONG-NGOC via flickr.

La réponse est difficile, selon les trois directeurs des vocations des diocèses interrogés aux États-Unis : le père Eckert, à Charlotte, en Caroline du Nord, le père Garett Burns, à Wichita, au Kansas, et le père Noah Morey, à Arlington, en Virginie. Ces trois diocèses ont une dynamique opposée à la réalité générale mondiale : la baisse préoccupante du nombre de prêtres, notamment en Europe et dans les Amériques.

Pourtant, certains diocèses des États-Unis font exception. Leurs séminaires attirent. Quels facteurs poussent un jeune homme vers la prêtrise ? Une famille catholique, une paroisse dynamique, un pasteur ou un évêque particulièrement charismatique ? « Oui », répond le père Eckert, responsable des vocations du diocèse de Charlotte, en Caroline du Nord, où dix hommes furent ordonnés prêtres en 2026. Un record. Mais ils étaient tout de même six en 2025 et sept en 2024. Le père Eckert explique ce dynamisme par la vie du séminaire et par la vie de foi au sein du diocèse. « Nous avons des familles formidables. Nous avons des prêtres fidèles et dévoués. Nous avons eu cinq évêques qui n’ont cessé de porter le message de l’Évangile et de le diffuser. » Mais, nuance-t-il, il est difficile de déterminer quels sont les facteurs responsables de la croissance d’un séminaire. Le bon exemple du presbytérat et un terreau familial propice sont d’excellents facteurs. Mais le père Eckert, comme son évêque, Mgr Michael Martin, estime qu’avant tout, une vocation est l’œuvre de l’Esprit Saint. « Messieurs, redescendez sur terre. Personne n'est jamais entré au séminaire grâce à son directeur des vocations », aime rappeler le père Eckert, citant un intervenant lors d’une conférence devant des directeurs des vocations.

Le père Noah Morey, directeur des vocations du diocèse d'Arlington, en Virginie, évoque la culture des vocations constante dans son diocèse depuis sa fondation en 1974. Ce travail persévérant a donné sept ordinations cette année et douze en 2025. Le père Morey insiste davantage sur la qualité des ordonnés et de la formation. Mgr Thomas Welsh, premier évêque du diocèse, a implanté un monastère de Clarisses, dans ce but. Autre facteur favorable à l’éclosion des vocations, l’adoration eucharistique. Mgr Michael Burbidge, l’actuel évêque, a demandé à tous ses curés de mettre en place 40 heures d’adoration par an, soit 3h20 par mois. Le père Morey mentionne également les dîners de Saint-André au cours desquels des jeunes qui s’interrogent sur leur vocation peuvent en discuter librement avec l’évêque et les prêtres du diocèse. Le diocèse propose aussi le camp annuel « Quo vadis ? » dans la même optique. Le père Morey, en bon américain, compare le parcours vers la vocation au baseball : « Les familles sont les lanceurs partants. Les prêtres sont les releveurs. Et le responsable des vocations est le finisseur. »

Le diocèse de Wichita, au Kansas, est dynamique à de nombreux aspects. Il est l’un des plus favorisés en matière de vocations, avec 6 ordinations en 2026. « Il y a eu 22 ordinations sacerdotales depuis 2020 et 44 au cours des 10 dernières années. Nous commencerons cette année universitaire avec 50 séminaristes en formation », précise le père Garett Burns, directeur de la promotion des vocations. Le père Burns se garde bien de donner des conseils aux autres diocèses, sachant combien l’histoire propre à chaque lieu conditionne les vocations. Mais, comme son confrère Morey, il souligne que l’adoration eucharistique est « une option viable pour promouvoir et approfondir la culture des vocations ». Les nombreux lieux d’adoration perpétuelle offrent un temps de silence et de recueillement aux jeunes. « C'est dans ces moments que les vocations naissent et s'épanouissent » affirme-t-il.

(Source : ncregister.com)

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