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Une victime de la répression anti-religieuse au Nicaragua

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Efrén Antonio Vílchez López est détenu par le gouvernement du Nicaragua depuis plus de quatre ans. Une pétition réclamant sa libération a été émise par le Christian Solidarity Worldwide (CSW). Le cas de ce pasteur illustre les dérives d’un pouvoir de plus en plus anticlérical et tyrannique.

Le pasteur Lopez était connu pour ses critiques à l’encontre du gouvernement de Daniel Ortega. Il a été arrêté le 15 mai 2022 et condamné à 23 ans de prison, puis traité comme un prisonnier de droit commun avant d’être transféré vers une aile de haute sécurité de la prison de La Modelo. Selon la CSW, il souffre de conditions de détentions très difficiles, enfermé dans une cellule exiguë, avec un accès limité à la lumière et même à l’eau potable. Il a été privé de sa Bible, de ses lunettes, et n’a pas reçu les traitements que requière son état de santé. Souffrant de diabète et d’hypertension, il a connu plusieurs crises. Les colis de médicaments et de nourriture envoyés par ses proches ont été bloqués par l’administration carcérale.

Malheureusement, son cas n’est pas isolé, si l’on en croit le collectif Nicaragua Nunca Mas, au moins 65 chefs religieux de diverses confessions ont fait l’objet de poursuites judiciaires depuis 2018. Cette année-là, le président Daniel Ortega a décrété que les chefs religieux étaient ses adversaires car ils avaient protégé des manifestants qui protestaient contre sa dérive autoritaire. Les cas emblématiques de deux  évêques, Mgr Rolando Álvarez et de Mgr Isidoro Mora, arrêtés respectivement en 2022 et 2023, ont confirmé la tendance du pouvoir à considérer les hommes d’Église comme de dangereux opposants. Mgr Rolando Álvarez, en particulier, a été incarcéré au prétexte qu’il aurait « fomenté un coup d’État ». Les deux évêques ont été libérés et expulsés du pays en janvier 2024, en même temps que 15 prêtres et 2 séminaristes, détenus comme prisonniers politiques. Par ailleurs, le 10 août 2024, le régime a arrêté deux femmes laïques qui sont toujours en détention : Lesbia Gutiérrez, ancienne coordinatrice d’une ONG par laquelle des prêts étaient accordés aux petits producteurs, et Carmen María Sáenz, qui travaillait sur des dossiers de nullité de mariage.

L’association catholique Aide à l’Église en Détresse constate de son côté que les prêtres subissent toutes sortes de pressions et de vexations administratives. Surveillances, harcèlement et menaces font partie de leur quotidien, déplore cette fondation pontificale.

Sources : Christian Today (21/5/2026) ; Aide à l’Église en Détresse (rapport 2025).

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