A la une   Ils ont vu la vierge 

Marie, gardienne de la foi

Magnific

Une messagère inattendue
À Cuenca (Équateur), en 1988

La vie de Patricia Talbot, 17 ans, bascule le 28 août 1988 lorsqu’une lumière envahit sa chambre située à Cuenca, en Équateur. Terrifiée, l’adolescente se recroqueville avant d’apercevoir une « belle dame » qui lui dit : « Ne crains pas, je suis ta mère du Ciel. » Les jours suivants, les visions se multiplient, dans sa maison, à Quito et à Guadalupe au Mexique. En décembre 1988, la Vierge lui réclame : « Je veux que le chapelet du 8 décembre soit récité dans un lieu ouvert : faites qu’il soit connu de toutes parts dans votre pays ». Elle lui demande aussi la création d’un « vestiaire des pauvres » pour accueillir les plus démunis, et la construction d’un sanctuaire, El Cajas. Patricia Talbot avertit l’évêque de Cuenca qui ouvre alors une enquête. Au total, la jeune fille a reçu 112 apparitions jusqu’en 1990. Les fruits spirituels et la cohérence des témoignages ont conduit les autorités à reconnaître l’importance du phénomène. En 2013, El Cajas est érigé en sanctuaire marial et une statue de Notre-Dame y est solennellement couronnée.

La lumière de Marie
À Assiout (Égypte), en août 2000

Dans la nuit du 17 au 18 août 2000, à Assiout, dans le centre de l’Égypte, des chrétiens coptes remarquent une lueur inhabituelle au-dessus des dômes de l’église Saint-Marc. La lumière a la forme d’une « silhouette féminine brillante ». Progressivement, les témoins reconnaissent la Vierge tendant ses bras vers les fidèles. « Elle était très belle, couverte d’un long voile bleu », confie un témoin, Sarwat Hani Marzouk. Le phénomène se répète jusqu’en janvier 2001, attirant près d’un million de pèlerins venus prier, chanter et observer cette lumière. Des guérisons miraculeuses sont rapportées, comme celle de Ensaf Gobran Salwan, atteinte d’une cirrhose du foie, d’une affection de la rate et d’un diabète sévère. Elle guérit instantanément devant Marie. Face à l’ampleur de l’événement, le patriarche copte orthodoxe Shenouda III mène une enquête et déclare publiquement l’authenticité des apparitions de Notre-Dame d’Assiout. Pour lui, il s’agit d’un signe du Ciel destiné à affermir la foi des coptes dans une période troublée.

Le fils de la fontaine
En Flandres, vers 620

Vers 620, le prince de Dijon, Salvaert, et sa femme Ermengaert voyagent vers l’Angleterre, sans escorte. Arrivés au bois de Sans-Merci dans le nord de la France, le couple est attaqué par des brigands à la solde du seigneur local Phinaert. Salvaert est tué, et Ermengaert, enceinte, trouve refuge près de la « Fontaine del Saulx » où la Vierge Marie apparaît, portant l’Enfant Jésus. Elle lui promet : « Ne perdez pas courage, bientôt vous serez mère d’un fils qui sera le sauveur du pays. » Ainsi naît Lydéric : il venge son père en tuant le seigneur Phinaert, puis fonde la ville de Lille. La fontaine devient un lieu de pèlerinage où une chapelle, abritant une statue de Notre-Dame de la Treille, est édifiée. En 1254, cinquante-trois malades sont guéris en priant devant cette statue. L’évêque de Tournai authentifie les miracles. Devenue cathédrale en 1913, Notre-Dame de la Treille est considérée comme la protectrice spirituelle de Lille depuis quatorze siècles.

L’appel de la Reine du Ciel
En Italie, en 1460

Dans la nuit du 8 au 9 mai 1460, à Saronno, près de Milan en Lombardie, Pietro Morandi, paralysé depuis six ans, se repose dans sa chambre. Soudain, une lumière surnaturelle envahit la pièce « à l’improviste ». Au centre de cette clarté, les traits d’une femme se dessinent. C’est Marie. Vêtue comme une reine, elle se tient debout devant son lit et lui dit : « Pietro, si tu souhaites guérir, rends-toi à la chapelle de la rue Varesina. Là, on devra y édifier une nouvelle église en mon honneur. » Le lendemain, deux hommes le transportent jusqu’à la chapelle. Pietro se recueille alors devant la statue de Notre-Dame des miracles. Quelques minutes passent et l’homme ressent une chaleur inconnue de la tête aux pieds. Puis il sourit : il peut bouger les bras et les jambes. Informé, le clergé enquête et transmet le dossier à l’archevêque de Milan, Mgr Carlo da Forli, qui rend un avis favorable pour construire le sanctuaire demandé par la Vierge. Le 2 janvier 1923, le pape Pie XI élève le sanctuaire marial de Saronno au rang de basilique mineure.

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