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Les 5 raisons d’Alberto Maalouf

À 35 ans, Alberto Maalouf affirme sans complexe ses deux vocations : scientifique et chrétien. Ce médecin urgentiste spécialisé dans la réanimation se dévoue corps et âme aux autres et à Dieu. Quand il n’est pas en milieu hospitalier, il s’occupe de son association Notre-Dame Mère de la Lumière. Aujourd’hui, ce Libanais nous confie les épreuves qui l’ont mené sur le chemin du Christ et son pèlerinage à Medjugorje. Un témoignage poignant de l’intellect à la foi.

1. Mon premier signe du Ciel

Avant, j’avais besoin de voir et de comprendre pour croire. Mais un jour, j’ai rencontré le Christ et tout a changé. Lorsque j’étais en troisième année de médecine, j’ai été diagnostiqué d’une pathologie thyroïdienne. C’est une maladie génétique dans ma famille. Je suis entré dans une phase de révolte, j’en voulais à tout le monde. Mon père a entendu parler de Medjugorje, un lieu de pèlerinage en Bosnie-Herzégovine. Il souhaitait m’y emmener pendant les vacances de Noël, mais j’ai refusé. À la veille du départ, j’ai reçu un signe du Ciel. J’étais dans la salle à manger avec mes parents et j’ai reçu un message dans mon cœur qui disait : « Tu es invité là-bas. Ta vie va changer. » C’était comme une révélation. C’était si fort dans mon cœur que ça m’a déstabilisé et j’ai changé d’avis : j’ai décidé de partir à Medjugorje.

2. Un engagement avec le cœur

Quand je suis arrivé sur place, j’ai ressenti dans mon cœur une grande paix, si intense que mes peurs et mes inquiétudes vis-à-vis de ma santé se sont évaporées. Pendant ce voyage, mon père a fait une expérience forte et personnelle qui a eu un impact sur moi. Il a vu de ses yeux la Vierge Marie, entre deux sapins, en lévitation, avec un enfant dans ses bras. J’ai vu dans le regard de mon père des larmes et il m’a fait comprendre que la Vierge Marie allait me guérir. Alors, j’ai ouvert mon cœur et j’ai senti physiquement ma guérison. J’avais l’impression qu’une personne me prenait dans ses bras. Je pense que l’on peut voir des miracles, des signes, mais cela ne suffit pas : Dieu veut un engagement avec le cœur. 

3. La confession qui sauve 

L’une des étapes les plus importantes dans ma vie est ma confession. Toujours à Medjugorje, je me suis présenté avec mon père devant les confessionnaux classés par nationalités. La file d’attente pour la langue française était très longue. J’en avais au moins pour six heures. J’ai perdu patience et j’ai dit à mon père : « Ce n’est pas mon heure. » Quand je revois cette situation, j’aime dire que Jésus est un urgentiste car, aux urgences, on prend les cas les plus graves en priorité. C’est un peu ce qui s’est passé pour moi. Lorsque j’ai décidé de partir, je suis passé devant une porte vide, sans écriteau. Une religieuse a surgi de nulle part et a posé devant cette porte une pancarte indiquant « français ». Je me suis donc retrouvé face à cette porte et premier de la file d’attente. Je n’avais plus d’excuse. C’était un signe intérieurement, j’ai senti que le Christ n’était pas là pour me juger, mais pour me sauver. J’ai donc déposé mes péchés à genoux devant le prêtre qui m’a donné le pardon au nom du Seigneur. Je me suis effondré en larmes et j’ai ressenti un grand amour. J’ai su qu’on m’aimait sans limite, malgré tous mes défauts et mes péchés. Je ne portais plus un lourd fardeau sur mes épaules, je me sentais libre et aimé. Ce jour-là, le Christ m’a sauvé. 

4. La prière, l’oxygène d’une vie

Cette rencontre avec Dieu a donné un sens à ma vie. Et depuis, au quotidien, je prie tous les jours. En tant que médecin, j’aime donner un sens scientifique à ce que je vis, et la prière est mon oxygène de vie. On ne voit pas l’oxygène, mais il est vital, comme un acte de foi. Si je n’inspire plus, si je n’expire plus, alors je ne vis plus. Et donc la prière, pour moi, c’est ma respiration, c’est ce qui me permet de bien réfléchir, de bien travailler, d’avoir du discernement dans mes choix, c’est ce qui me permet d’aimer et de considérer les autres.

5. La providence

Cela fait 15 ans que j’ai reçu ma guérison et, depuis, la présence de Dieu ne m’a jamais quitté. Je dirais même qu’elle fait partie de moi. Elle a accompli des merveilles au niveau de ma santé tant spirituelle que psychologique. Je me sens libre grâce à Dieu. La providence est l’une des raisons de croire en Dieu. Elle nous permet de nous rendre compte à quel point Dieu s’occupe de nous sur tous les plans. Quand on est dans cette quête de communion à Dieu, on est comblé dans nos besoins élémentaires et spirituelles. La providence est une science exacte qui ne se trompe jamais.

J’ai réalisé un voyage incroyable à Saint-Jacques-de-Compostelle. Je suis parti sans argent. J’étais comme un pauvre et j’ai vécu trois semaines où, tous les soirs, j’avais un lieu qui m’attendait pour dormir. Je n’ai pas mendié ma nourriture. J’avais toujours de quoi manger, même mieux que les autres parfois. Je demandais dans mon cœur quelque chose, je l’avais le soir même.

Dans mon travail, j’ai eu des promotions incroyables qui m’ont permis à la fois d’être missionnaire et d’aider les plus démunis. Le Seigneur m’a béni financièrement et dans mes actions pour mon association, lui qui a dit : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie » (Jn 8,12).

Octavie Pareeag

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