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Succès du film « La recherche du bonheur » avec les Sœurs de la miséricorde

Couverture du film à la poursuite du bonheur de Manny Marquez /

Le Circle Cinema de Tulsa, dans l’Oklahoma, a organisé un festival de courts métrages de cinéastes locaux du 15 au 20 juillet dernier. Parmi les films présentés, “The pursuit of happiness” (La recherche du bonheur), du cinéaste catholique Manny Marquez, a rencontré un tel succès qu’il a été reprogrammé deux fois. Il met en valeur le travail apostolique de religieuses, notamment dans l’hôpital Saint-François.

Les religieuses de la miséricorde d’Alma ont leur maison mère dans le Michigan, et leur histoire est très liée à celle des États-Unis. Manny Marquez a insisté sur leur vie contemplative, alors qu’elles sont particulièrement dévouées à l’enseignement et aux soins des malades.

À l’occasion de la sortie du film, sœur Brigid Mary Meeks a accordé à Zeale News une interview. Elle affirme que sa mission consiste à « étendre la présence guérissante et le ministère de Jésus-Christ dans tout ce que nous faisons. » Elle pense que l’engouement pour le documentaire les concernant vient de l’attachement profond des habitants avec le centre de soins dans lequel servent les religieuses. Cet hôpital (St. Francis Health System) est le plus gros employeur de l’Oklahoma. Les dizaines de milliers d’employés pourraient être « intéressés par ce genre de vidéo et souhaiteraient mieux connaître leurs sœurs », a-t-elle déclaré.

Le regard de Manny Marquez davantage porté sur la vie de prière des religieuses correspond bien à leur identité, selon Sœur Brigid : « Ce qui importait vraiment à nos yeux, c’était de comprendre que nous ne sommes pas notre travail, et que notre valeur ne se mesure pas à ce que nous faisons », a-t-elle déclaré. « Notre valeur réside dans le grand amour de Dieu et notre union avec lui. » Les sœurs œuvrent également dans le lycée catholique local. Mais leurs divers ministères sont d’abord le fruit de leur union à Dieu.

Le titre du film ne saurait laisser indifférent chaque américain célébrant les 250 ans de la proclamation de l’indépendance des États-Unis. Car en plus de célébrer leur égalité, leur droit à la vie et à la liberté, les Américains de 1776 ont ajouté « le droit à la recherche du bonheur » : « Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. » Si cette recherche du bonheur concerne toujours l’habitant de l’Oklahoma de 2026, elle reflète, dans une dimension particulièrement profonde, la vie des Sœurs de la miséricorde.

Sœur Brigid a contribué au choix du titre du film. Pour commenter cette recherche du bonheur à la lumière des besoins actuels des humains et du charisme des sœurs, elle cite saint Thomas d’Aquin qui voit le bonheur comme la fin ultime pour laquelle l’homme a été créé : à savoir, Dieu lui-même, car nos petits bonheurs terrestres sont trop étriqués. « Notre cœur est sans repos tant que nous ne trouvons pas le repos en toi, Seigneur », reprend-elle en citant saint Augustin. La miséricorde qu’elles incarnent illustre la réponse du Seigneur à la recherche du bonheur que mènent les hommes désormais blessés par le péché originel. Ces religieuses portent une croix noire et blanche. « Le noir symbolise la misère de l’humanité », explique Sœur Brigid, « et le blanc représente la miséricorde rayonnante de Dieu qui vient, pénètre cette misère et la rachète, et en un sens la redéfinit pour sa gloire. »

« Ce film était notre petite contribution patriotique, non pas intentionnelle, mais simplement une reconnaissance des coïncidences du Seigneur et de sa providence », conclut-elle, « une façon de proposer ce qu'est réellement la recherche du bonheur ».

(Source : zeale.co)

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