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Les 5 raisons de croire de Fabienne Carat

Connue pour son rôle dans la série Plus belle la vie, Fabienne Carat a récemment prêté sa voix dans le film d’animation David. Un projet qui fait écho à son rapport à la foi.

Fabienne Carat / Saje

1. J’ai accepté Dieu

Je me suis intéressée à la spiritualité quand je suis arrivée à Paris vers l’âge de vingt ans. Je suis baptisée, mais je pratiquais peu. Mes passages à l’église se résumaient aux mariages et aux enterrements. En 2024, on m’a convaincue de participer à l’émission Bienvenue au monastère. Je me suis dit : « Peut-être devrais-je entendre des signes ? » Quel bonheur d'avoir accepté ! Je n'ai jamais regretté cette décision. Pendant une semaine, j’étais dans un couvent en Corse. Je n’avais plus de téléphone, plus de contacts avec l’extérieur, j’étais face au silence. Ce silence a laissé de la place à Dieu, pour qu’il vienne nous parler, nous rencontrer, nous aider. Finalement, je lui ai confié mes problèmes, et je l’ai accepté pleinement.

2. Apprendre à s’aimer

Pendant la retraite, je n’ai pas eu la chance d’entendre la voix de Dieu, mais j’ai retrouvé beaucoup de paix. J’étais bien dans cette quiétude. C’était apaisant. J’étais dans la générosité. J’ai ressenti de l’amour, une forme de fraternité. J’avais des entretiens d’une demi-heure tous les jours avec Sr Catherine. Un jour, elle m’a demandé : « Quelle est la personne que vous aimez le plus ? » Je ne savais pas quoi lui dire. La réponse, c’était moi-même. Ça a été un déclic. Il faut s’aimer soi-même, s’accepter tel que l’on est. Une fois qu’on a intégré cette idée, les gens qui ne nous aiment pas s’en vont et les personnes qui nous aiment vraiment arrivent sur notre chemin. Dans la vie, on prend des flèches et des coups, mais il faut réussir à les enlever, et défaire les nœuds. Cette retraite m’a permis d’aller à l’essentiel, de comprendre la notion de liberté. Je me souviens m’être posée en haut de la montagne face à une vue imprenable. Je ne pouvais pas sortir de cet espace, et en même temps j’avais une grande liberté de penser. Puis j’ai vécu des moments très forts comme la reconnexion à l’amour de Dieu. Il m’a également envoyé des signes. Un jour, j’ai ouvert ma bible au hasard, et je suis tombée sur le prénom Céleste, qui est celui de ma fille. Cela avait beaucoup de sens pour moi.

3. Un cadeau du ciel

La naissance de Céleste est une intervention divine. Elle est arrivée d’une façon miraculeuse, par l’opération du Saint-Esprit. On m’a diagnostiqué une légère endométriose, des fibromes, des trompes bouchées… Le gynécologue m’a dit que ce serait très compliqué d’avoir un enfant, voire impossible. J’avais quarante-et-un ans. J’étais dans l’acceptation de ne pas devenir maman. Je n’avais ni l’envie ni le courage de passer par tous ces traitements. Puis j’ai rencontré un homme qui sortait de mes schémas habituels. Et je suis tombée enceinte alors que les chances étaient infimes. J’avais un pourcentage de chances de 0,001 % de devenir maman. Aujourd’hui, je sais que j’ai reçu un cadeau du ciel.

4. L’humilité de David

En 2025, j’ai été sollicitée par Hubert de Torcy (président de SAJE Distribution) pour prêter ma voix à la mère de David, Nitzevet. J’étais honorée d’incarner ce personnage. C’était comme un appel du ciel, un signe sur mon chemin de vie. L’histoire de David nous apprend l’humilité. Il répond toujours avec l’amour, même quand il se fait attaquer. Et sa foi en Dieu lui donne du courage. Il n’a peur de rien. Il a dû se fier à cet amour maternel, à son instinct, et à la certitude que Dieu était avec lui. Je me dis souvent que plus on traverse des épreuves, plus on devient fort et grand. Si ces épreuves nous sont données, c’est qu’on est capable de les recevoir et de les dépasser. J’ai une belle vie, mais je n’ai pas été épargnée par les épreuves et les défis. Donc, chaque fois que j’en reçois, je les accueille. Et quand j’ai des belles surprises, je les bénis.

5. L’amour d’une mère

Nitzevet est une femme que j’admire beaucoup. Elle est aimante, courageuse et agit avec une force tranquille. C'est la seule qui encourage David et qui croit en lui. Je n’ai pas été frustrée par ses actions et réactions. Elle accepte pleinement la mission de son fils. Elle lui donne les armes pour surmonter ses épreuves. Elle déborde d’amour. Elle est un peu plus sereine que moi. C'est un point sur lequel je dois travailler, je pense. Elle dit cette jolie phrase : « Fais confiance à Dieu pour te reconstruire », ou encore « Dieu a un grand destin pour toi », avant d’ajouter avec humour : « Je ne pensais pas qu’il était aussi grand ». Donc il faut accepter notre mission, même s’il y a des étapes difficiles. Lorsqu’on accomplit sa mission, quelque chose de plus beau advient : la justice divine.

Octavie Pareeag

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