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La Cour supérieure du Québec innocente le cardinal Ouellet

Le cardinal, décoré de l'ordre de Vasco Núñez de Balboa en novembre 2012 / CC BY-SA 3.0

Un arrêt de la Cour supérieure du Québec, au Canada, publié le 31 août, établit que le cardinal Marc Ouellet, 82 ans, ancien archevêque de Québec et préfet émérite du Dicastère pour les évêques, a été «faussement accusé» d’agression sexuelle par une femme. Celle-ci, Pamela Groleau, ancienne agente pastorale de son diocèse, l’avait accusé de l’avoir agressée sexuellement à quatre reprises entre 2008 et 2010, alors qu’il était archevêque de Québec. Le cardinal a intenté un procès pour diffamation contre Pamela Groleau. Elle a été condamnée à verser 100 000 dollars à l’ancien archevêque de Québec pour diffamation publique attentatoire à son honneur. Le prélat a aussitôt annoncé qu’il verserait cette somme « à des organisations qui luttent contre les abus sexuels subis par les populations autochtones au Canada ».

L’accusatrice avait d’abord porté plainte contre le  cardinal, alors préfet du Dicastère pour les évêques à Rome, auprès du pape François en 2021. Celui-ci avait fait mener une enquête préliminaire qui avait conclu à l’absence d’éléments à charge contre le prélat. En août 2022, le Saint-Siège avait donc annoncé qu’il n’ouvrait pas d’enquête canonique. Pamela Groleau avait alors dénoncé l’ancien archevêque dans un recours collectif contre l’archidiocèse de Québec visant des religieux et clercs québécois ayant agressé des mineurs. Cette démarche avait fait grossir l’opprobre contre le prélat dans les médias, en l’assimilant à des pédophiles.

Le cardinal Ouellet avait déposé plainte pour diffamation en décembre 2022. Le procès s’est déroulé en mars 2026. Le jugement final, rendu le 31 août dernier, est sévère pour Pamela Groleau.  Le juge Martin Castonguay ne s’est pas contenté de déclarer infondées les accusations portées contre le prélat, mais il a fustigé les actions intentées contre l’archevêque par l’ancienne agent pastorale. Pointant les nombreux revirements de la plaignante tout au long du procès, il conclut :   « Mme Groleau, insatisfaite du traitement de sa plainte auprès du pape François, a choisi de modifier sa version des faits pour attirer l’attention du public, mais elle l’a fait d’une façon telle qu’elle a agi avec témérité, voire malice, à l’endroit du cardinal Ouellet. » En conséquence, « le Tribunal constate que le cardinal Ouellet a été victime d’infamies et de propos infamants et fait donc droit à sa demande en justice. »

Le cardinal a communiqué prendre acte « avec gratitude que la justice civile de mon pays a reconnu que les accusations d’agression sexuelle portées contre moi étaient fausses et formulées avec “une imprudence extrême, équivalant à de la malveillance”». Il a réaffirmé son « engagement personnel à poursuivre la lutte au sein de l’Église et dans la société contre toute forme d’abus, en particulier les abus sexuels » et son soutien « sans réserve [aux] victimes reconnues dans leur quête d’une justice réparatrice ».

(Sources : Zenit ; Vatican News, 01/09/2026)

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