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Léon XIV en France : les fruits d’une visite historique

© Diocèse de Paris

300 000 personnes acclamant le Pape sur le trajet de la papamobile à Paris, 80 000 jeunes au Stade de France, 800 000 fidèles à la messe sur les Champs-Élysées, 150 000 à la messe dominicale à Lourdes, 50 000 pour la procession nocturne du Rosaire, 35 000 à Metz… et près de 25 millions de téléspectateurs, un record d’audience pour France Télévisions et les trois grandes chaînes d’information continue. La visite apostolique du pape Léon XIV en France n’est pas seulement historique mais déjà d’une exceptionnelle fécondité.

Déclinant le thème « Pour qu’ils aient la vie » (Jean 10, 10), le Saint-Père aura fait se lever une génération de jeunes, tout en confortant leurs aînés. Présents dans la foule à Paris, Lourdes, Metz, ou devant leur poste de télévision, ceux qui ont témoigné après avoir vu et entendu le Pape, croyants et non-croyants, se disent touchés au cœur, jusqu’au fond de l’âme, par ses paroles, ses gestes, son regard, sa présence.

Le Saint-Père s’est adressé à tous, jeunes, catéchumènes, familles, malades, aidants, consacrés… Avec la même simplicité, il a délivré un message clair et ferme aux politiques, qu’il s’agisse de la place de l’Église dans la société française, de la fin de vie ou de la paix. Dès son arrivée à Paris, à l’Élysée, devant le chef de l’État, il a déclaré : « Je constate parfois avec préoccupation les dérives actuelles des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée. N’oublions pas que le respect mutuel et la protection de la vie de toute personne humaine est une responsabilité de chacun et de tous, qui commence par une conversion de l’intelligence et du cœur, et qui nécessite un engagement réel et désintéressé envers nos frères et sœurs. »

Léon XIV l’avait annoncé aux journalistes qui l’accompagnaient dans l’avion au départ de Rome, le 25 septembre : « Je voyage en France comme ailleurs dans le monde en tant que disciple de Jésus-Christ souhaitant proclamer la paix, la paix du Christ dans le monde entier. » Fidèle à sa devise augustinienne, « In Illo Uno Unum » (« En Celui qui est Un, soyons un »), le Pape a instauré un climat d’unité « par le haut », sans démagogie, sans rien rabattre des exigences de la vérité. Aux 80 000 jeunes de la veillée au Stade de France, il a rappelé l’exigence de la sainteté : « Chers amis, la dynamique qui caractérise l’existence chrétienne porte un nom précis : elle s’appelle chemin de sainteté. C’est le chemin que le Seigneur ouvre devant chacun de nous, en nous accompagnant tout au long de la route. » Ce chemin de sainteté n’est pas cantonné au « développement personnel », il est missionnaire, a précisé Benoît XIV dans son homélie lors de la messe place de la Concorde : « Puissiez-vous témoigner à d’autres autour de vous du cheminement que vous vivez et les motiver à s’interroger à leur tour. Que le don de l’Esprit Saint fasse de vous des témoins vivants prêts à répandre autour de vous la civilisation de l’amour. »

Cet amour naît et grandit dans la famille dont le Pape a rappelé le rôle fondamental dans la transmission de la vie et dans l’éducation des enfants. Sa bénédiction de bébés lors de ses déambulations, ses gestes de tendresse pour des enfants handicapés, ses attentions aux malades ont illustré tout au long des quatre jours le thème de sa visite. C’est à l’accueil Notre-Dame de Lourdes, en s’adressant aux personnes malades et handicapées, qu’il a prononcé ces fortes paroles : « Aucune loi humaine ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité. Au contraire, c’est au nom de cette dignité inaliénable de la personne humaine que la tentation de donner la mort sous couvert de fausse compassion doit être fermement rejetée. Il est impossible de considérer comme normal de donner la mort. Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral. » Et de conclure cette référence à la récente loi autorisant l’euthanasie en France : « Chers frères et sœurs malades, je tiens à vous dire : vous n’êtes pas un poids, vous êtes le cœur battant de notre humanité et un trésor précieux pour l’Église. »

Dans l’avion qui le ramenait à Rome, le Pape a déclaré aux journalistes : « Ces quatre jours ont été littéralement riches en bénédictions. Presque des miracles, dirais-je, en particulier le temps passé à Lourdes, à marcher et à accompagner tant de personnes malades et souffrantes, et à voir comment la grâce de la présence de Dieu, qui s’est manifestée de tant de façons différentes, touche le cœur des gens, transforme leur vie et redonne leur dignité aux malades, aux personnes âgées et à ceux qui, dans certaines franges de la société, sont marginalisés. »

(Sources : Aleteia, Zenit, Vatican News, 28/09/26)

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