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La France se relèvera

© DR, Notre Histoire avec Marie

Toutes les nations ont une histoire. Certaines ont aussi une vocation. La Bible elle-même évoque des peuples confiés à des anges (Cf. Dn 10,13 ; 10,20 ; 12,1 ; Ec 17,17 et les apparitions de Fátima en 1917), car les nations ne sont pas seulement des constructions politiques, mais aussi des réalités spirituelles inscrites dans un dessein plus vaste. Le philosophe russe Vladimir Soloviev affirmait en ce sens qu’« une nation n’est pas ce qu’elle pense d’elle-même dans le temps, mais ce que Dieu pense d’elle dans l’éternité ». Or, depuis quinze siècles, une conviction traverse l’histoire française : celle d’une vocation divine au service de la foi et de l’Église. De Clovis à Louis XIII, de saint Remi à saint Jean-Paul II, rois, papes et saints ont évoqué de manière éloquente la vocation particulière de ce pays.

Au XIIIe siècle, le pape Grégoire IX écrivait à Saint Louis que Dieu avait choisi la France « de préférence à toutes les autres nations » pour la protection de la foi. Plus tard, saint Pie X rappellera que la France n’est grande parmi les nations qu’à une condition : rester fidèle au Christ, « Roi des Francs ». Cette conscience historique explique ces titres singuliers de « Fille aînée de l’Église » et « éducatrice des peuples », non comme privilège politique, mais comme responsabilité spirituelle. Accompagnée par la Vierge Marie, protégée par l’Archange saint Michel, sauvée par Jeanne d’Arc, illuminée par tant de saints, marquée dans toutes ses fibres par une histoire millénaire, « la France est une idée de Dieu », résumait le père de Monteynard, fondateur de l’Eau vive.

Certes, l’écart entre cette vocation et la situation actuelle semble immense. Déchristianisation, divisions, perte de repères : notre patrie paraît avoir oublié son baptême. Mais « un pays qui possède Lourdes et Montmartre ne peut pas mourir », affirmait Léon XIII. « Après avoir passé par de terribles épreuves, la France triomphera et elle sera la reine des royaumes », assurait sainte Mariam Baouardy, suivie de Marcel Van à qui le Christ confiait : « La France est toujours le pays que j’aime particulièrement et j’y rétablirai mon amour. » Ou Marie de Jésus : « Je prépare à la France un déluge de grâces, lorsqu’elle sera consacrée à mon divin Coeur. » Toutes intuitions prophétiques qui convergent en une même espérance : après l’épreuve viendra un grand renouveau, dans la logique biblique puisque, selon l’Écriture, « les projets du Seigneur subsistent d’âge en âge » (Ps 32,11).

L’histoire française apparaît ainsi comme une alliance parfois trahie, souvent oubliée, mais jamais rompue. Dieu ne retire pas ses dons. Si la France s’est éloignée de sa vocation, il ne tient qu’à elle d’y revenir. Saint Pie X a prophétisé qu’à l’image de Paul sur le chemin de Damas, « le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation ». C’est annoncé et attendu : après les obscurités viendra une lumière nouvelle. Car une vocation divine peut être délaissée, mais elle ne disparaît jamais. Et ce que Dieu pense d’un peuple dans l’éternité finit toujours, un jour, par rejoindre l’Histoire.

 

Pour en savoir plus, se référer au livre Notre Histoire avec Marie.

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