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Notre Dame de France, une promesse qui fait son chemin

Retour sur l’histoire de la statue de Notre Dame de France qui a ouvert la veillée avec le pape Léon XIV le 25 septembre dernier.

© DR AMDN

Le 29 juillet 2025, devant plus de cinq cents catéchumènes et nouveaux baptisés français, Léon XIV déclarait au Vatican : « Quelle joie de voir des jeunes qui s’engagent dans la foi ! » Un an plus tard, près de 80 000 jeunes l’ont rejoint au Stade de France pour une veillée de prière exceptionnelle. Sur le devant de la scène, une statue de quatre mètres de Notre Dame de France rayonnait. Marie, debout sur un globe, porte sur son épaule l’Enfant Jésus qui ouvre les bras vers la foule. Cette silhouette familière porte une longue histoire : celle d’un pays qui, de génération en génération, se confie à Marie.

LE VOEU D’UN CARDINAL

En 1860, au Puy-en-Velay, une Vierge de seize mètres est inaugurée sur le rocher Corneille. Une autre statue est installée en 1904 au sommet de l’hôtellerie des Assomptionnistes, à Jérusalem.

Mais c’est à Paris, en 1937, que le sculpteur Roger de Villiers crée l’oeuvre à l’origine des représentations actuelles. Sa statue, haute de sept mètres, en cuivre doré, couronnait le pavillon pontifical de l’Exposition internationale. En 1938, année du tricentenaire de la consécration de la France à la Vierge Marie par Louis XIII, le cardinal Verdier, archevêque de Paris, formule le voeu solennel de la voir érigée sur une colline proche de Paris.

La guerre suspend le projet. Après Suresnes, la statue est installée à Amiens, puis démontée et entreposée dans le sous-sol d’une école. Edmond Fricoteaux, notaire converti, la retrouve, la restaure et l’installe à Baillet-en- France. Le 15 octobre 1988, le cardinal Lustiger la bénit devant 52 000 fidèles. Cinquante ans plus tard, le voeu du cardinal Verdier est enfin accompli.

UNE DÉVOTION AU-DELÀ DES FRONTIÈRES

En 1995, la confrérie Notre-Dame de France lance les Vierges pèlerines, des statues de Marie qui circulent de paroisse en paroisse et de foyer en foyer. Paulette Lecomte, mère de treize enfants, sculpte une version transportable de la statue. Elle conserve la composition de Roger de Villiers tout en adoucissant les traits du visage de Marie. Entre 1996 et 2000, douze mille exemplaires sont diffusés dans cent vingt pays. Le 24 décembre 1999, la confrérie Notre- Dame de France organise une nuit de prière internationale à Bethléem, dans le lieu précis du Champ des Bergers pour célébrer le 2000e Noël de l’histoire chrétienne.

En 2020, deux reproductions de Notre Dame de France accompagnent les pèlerins du M de Marie. Deux calèches quittent Lourdes et La Salette pour rejoindre Pellevoisin via Pontmain et la rue du Bac, à Paris. Elles relient ainsi cinq sanctuaires associés aux apparitions mariales françaises du XIXe siècle.

MARIE CONDUIT AU CHRIST

Six ans plus tard, une reproduction de quatre mètres, fidèle au modèle de Paulette Lecomte, a été réalisée pour la veillée au Stade de France. La fabrication a associé impression 3D, résine et armature en acier galvanisé. Après cette soirée, l’oeuvre a rejoint le sanctuaire de Baillet-en-France, où elle retrouve son aînée de 1937. Sa présence fait écho à la dévotion mariale du Pape. Le jour de son élection, le 8 mai 2025, il fait réciter un Ave Maria et déclare depuis la loggia de Saint-Pierre : « Notre Mère Marie veut toujours marcher avec nous, être proche, nous aider dans son intercession, son amour. Alors je voudrais prier avec vous. » Le 12 octobre suivant, il rappelle que la spiritualité mariale a « Jésus pour centre ». Saint Louis-Marie Grignion de Montfort en indiquait déjà ce chemin : « C’est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde. » Au Stade de France, la statue rappelait ainsi, par sa seule présence, le sens de la dévotion mariale : se laisser conduire par Marie vers le Christ.

NOTRE DAME DE FRANCE S’INVITE DANS LES FOYERS

La confrérie Notre-Dame de France et l’ Association Marie de Nazareth proposent aux familles et aux paroisses d’accueillir une reproduction de cette statue de Notre Dame de France. Disponibles en deux formats, de cinquante et quatre-vingt douze centimètres de hauteur, ces statues s’inscrivent dans une démarche spirituelle : inviter chacun, à l’exemple de saint Joseph et de saint Jean, à accueillir Marie chez soi, à lui confier sa famille et à se réunir autour d’elle dans la prière.

 

Informations et commandes : statuenotredamedefrance.fr

Octavie Pareeag

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