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Les 5 raisons de croire de Benjamin Pouzin 

Bercé dès son enfance dans la musique chrétienne, Benjamin Pouzin a choisi de faire de son talent une offrande. Avec son frère Thomas, il fonde Glorious, un groupe de pop louange moderne, et affirme qu’il ne doit son succès qu’à Dieu.

1. Dieu nous a préparés à notre appel
J’ai grandi dans une famille chrétienne. Mes parents, convertis dans les années 1980, allaient très régulièrement à l’église pour prier et demander la bénédiction de Dieu. À la maison, nous étions quatre garçons. Je me souviens d’un soir où mon père avait décidé de nous apprendre à prier le chapelet ensemble. Mais au bout de dix minutes, il a compris que c’était peine perdue : on avait trop d’énergie, trop d’impatience. Alors il a posé le chapelet, a saisi sa guitare et s’est mis à jouer et à chanter. Nous avons tapé dans nos mains tout en chantant et nous nous sommes laissé entraîner dans cette joie simple de la louange. Puis, au lycée, mon frère Thomas et moi avons posé un acte de foi : celle de rencontrer Dieu dans nos cœurs. La prière est devenue un choix dans notre vie. Dans nos cœurs, il y avait sa présence perpétuelle qui nous accompagnait. C’est ainsi que nous avons commencé à écrire des chants de louange. En prenant du recul, j’ai l’impression que, d’une certaine manière, Dieu nous a préparés à notre appel dès notre enfance. Dieu aime faire des choses extraordinaires dans des vies ordinaires. Il faut être patient et attentif. C’est à nous d’apprendre à lire ce que Dieu fait. 

2. La vraie joie vient de Dieu
À la fin des années 1990, mon père m’a emmené à une soirée d’unité chrétienne où un groupe protestant évangélique, Exo, donnait un concert. J’ai compris que nous ne participions pas simplement à un spectacle musical, mais à une véritable assemblée de prière. On sentait que Dieu était au centre du concert. Cette expérience m’a bouleversée et a marqué un tournant dans ma façon de jouer de la musique. Il fallait mettre Jésus au centre. Quelques années plus tard, en 2002, j’ai eu la grâce de participer aux Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) à Rome. J’ai vu de mes yeux la joie de l’Église et des milliers de jeunes du monde entier. La présence de Dieu était tangible dans cette communion universelle. J’ai compris que cette joie de l’Évangile devait être transmise. Après ces deux événements, j'étais animé d’un feu divin, je voulais absolument revivre cette joie. C’est ainsi qu’est né Glorious !

3. Les dons de Dieu sont des trésors
Lorsqu’on a démarré avec Thomas, on jouait dans une cave à Valence, puis on s’est retrouvé dans une petite chapelle à Lyon et ensuite dans de grandes églises. Aujourd’hui, on remplit des zéniths et des arénas. Nous jouons devant des milliers de personnes. Mais ce n’est pas notre succès : c’est le succès de Dieu, de Jésus. Depuis vingt ans, nous ne passons pas à la radio ni à la télé, mais nous avons des fruits car nous avons découvert quel était notre don pour servir Dieu. ben. Nous devons trouver celui ou ceux que Dieu nous a donnés : ce sont des trésors, à l’image de Dieu.

4. La louange est une prière
C’est par l’œuvre de Dieu que ma créativité musicale est née. Avec mon frère, nous écrivons des mélodies, des textes de méditation et de prière. Ma louange provient de mes expériences. J’offre en quelque sorte mes prières. Des personnes viennent parfois me dire que telle ou telle chanson les a aidées à se relever, à guérir, à avancer vers Dieu. J’accueille humblement cela, sachant bien que je n’ai rien fait d’autre que d’écrire une chanson. Ce qui est beau, c’est de voir l’œuvre de Dieu dans la vie des gens. La louange a cette force absolue de devenir plus qu’un chant, c’est une prière qui fait appel à Dieu. Je l’ai moi-même vécu en écoutant de vieux cantiques… Quand je chante, je réalise que Dieu est là. 

5. Il veille sur le monde
La foi est une boussole qui permet d’avancer. Ce n’est pas juste une occupation spirituelle le dimanche matin ! C’est avancer avec Dieu quotidiennement car, tous les jours, nous sommes confrontés à des épreuves, des peurs et des angoisses. La foi donne une lumière là où il y a de l’ombre ; une consolation là où il y a des larmes ; la paix là où il y a de l’angoisse ; la joie là où il y a de la tristesse ; la présence de Dieu là où il y a la solitude. Avoir la foi est l’acte le plus réel qu’un homme puisse poser en faisant confiance à Dieu. Et c’est grâce à cette foi que Glorious existe. Le groupe essaie chaque jour de suivre Jésus. La seule chose qui compte pour moi n’est pas d’être acclamé ni de remplir des salles, mais de témoigner qu’il existe un tombeau vide, que quelqu’un veille sur le monde, qu’il nous aime jusqu’à mourir sur une croix et qu’aujourd’hui il vit dans le cœur de chacun.

Octavie Pareeag

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