En Brimanie, le brouillard succède au séisme

Le gouvernement birman n’accorde pas de visa aux journalistes qui souhaitent couvrir les conséquences du séisme qui a frappé le pays vendredi 28 mars. Le brouillard de guerre qui pèse sur tout le pays depuis le coup d’État de la junte le 1er février 2021 reste bien en place. Même le nombre total de victimes reste très incertain. Les communiqués officiels faisant état de moins de 2 000 décès paraissent sous-évaluer gravement l’ampleur des dégâts, si l’on en croit les organisations non gouvernementales.
La catastrophe n’a pas même installé de trêve dans la guerre civile qui dévaste le pays, dénonce Mère Valentina Pozzi, supérieur générale des Sœurs de la Réparation. « C’est comme de tirer sur un blessé », dénonce-t-elle depuis Mandalay, la 2e ville du pays en nombre d’habitants. Dans la ville, qui a été lourdement touchée par la catastrophe, les religieuses dorment à présent à l’extérieur de leur couvent, de peur que le bâtiment ne s’effondre lors de l’une des répliques du tremblement de terre. Par bonheur, aucune n’a été blessée.
Pourtant, Mandalay a été très durement touchée. Des gratte-ciel et des lieux de cultes de toutes les religions se sont effondrés. Dans la ville ruinée, le diocèse s’organise pour venir en aide aux milliers de gens dans le besoin. Les paroisses St-John et St-Michael hébergent ceux qui ont perdu leurs maisons. Elles offrent à ces sinistrés un abri et une aide d’urgence. L’équipe médicale du diocèse, quant à elle, était déjà à pied d’œuvre pour soigner les blessés du conflit birman. « À présent, les besoins les plus urgents sont l’assistance humanitaire, comme la nourriture, les soins, les abris temporaires, les fournitures de base. Ensuite, nous auront de toute évidence besoin de soutien financier pour rebâtir notre communauté », explique l’archevêque de Mandalay, Marco Tin Win.
Au milieu de la désolation, il rapporte une anecdote encourageante. Dans les villages proches de la capitale NayPyiDaw, qui ont été complètement dévastés, beaucoup de villageois ont eu la vie sauve parce qu’ils participaient à un Chemin de Croix. Ils ont retrouvé leurs maisons effondrées à leur retour de la procession.
Un autre fait positif au milieu de la désolation vient des exemples de solidarité entre les sinistrés. Le travailleur humanitaire Yaung Ni Oo constate, depuis Mandalay, une fraternité entre les représentants des diverses communautés religieuses de la ville, bouddhistes, chrétiennes et musulmanes.
(Sources: Asianews 29/3/2025 et 31/3/2025 ; BBC 31/3/2025)
Retour à l'accueil

Une femme chrétienne au cœur du pouvoir syrien : Hind Kabawat entre dans l’Histoire

La Basse-Californie du Sud déclare 2025 « Année du Père Francisco Eusebio Kino »

Le cri de détresse de l’archevêque de Port-au-Prince

La Résurrection du Christ au cinéma !


Si Dieu est bon, pourquoi la souffrance ?
Prêtre missionnaire du diocèse de…
Le pape François poursuit sa convalescence au Vatican

Indonésie : ce que cache la lutte contre « l’islamophobie »
