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L’inculture religieuse menace les idéaux américaine

credit : magnific.com

Dans un article publié le 10 juillet dernier, le New Catholic Register s’interroge sur les conséquences d’une inculture religieuse croissante. Dans le cadre des festivités des 250 ans de la fondation des États-Unis (4 juillet 1776), l’auteur de l’article, la journaliste Maggie Phillips, considère que cette inculture coupe des racines chrétiennes qui ont profondément façonné les fondements même des institutions et des idéaux américains.

L’Église catholique est particulièrement investie dans les festivités des 250 ans, parce qu’elle a conscience de son rôle dans les choix des « pères fondateurs » qui baignaient dans une culture chrétienne. Même les athées en étaient imprégnés au 18ème siècle. Maggie Phillips évoque le « rôle central de la pensée chrétienne dans la formation des institutions et des idéaux fondateurs de l'Amérique ». Mais elle ajoute que « certains craignent que la montée de l’inculture religieuse ne mette en péril la compréhension qu'ont les Américains de leur propre histoire nationale, voire leur capacité à participer pleinement à l'expérience politique initiée par les Pères fondateurs il y a deux siècles et demi. »

Mark Tooley, président de l’Institut sur la religion et la démocratie, un groupe de réflexion chrétien conservateur basé à Washington, D.C., déclare : « Les étiquettes chrétiennes perdent aujourd’hui leur signification théologique et deviennent des appellations culturelles et politiques pour des groupes qui sont davantage motivés par la lutte entre eux que par leur propre cheminement spirituel et leur sanctification ». Il ajoute que « nombreux sont ceux qui se disent “chrétiens” sans comprendre les engagements spirituels que cela implique. »

Selon Maggie Phillips, l’inculture religieuse « désigne un manque de compréhension de l'histoire, des croyances et des pratiques des principales religions, notamment le christianisme. » Or, de nombreuses études montrent l’étendue croissante de cette inculture. L’Américain moyen ne sait plus correctement répondre à certaines questions élémentaires comme : « Quels sont les noms des quatre Évangiles ? » ou « Quelle était la ville natale de Jésus ? » Selon l’American Bible Society, moins d’un Américain sur deux aurait lu ne serait-ce que la moitié de la Bible. L’institut de statistiques Pew Research Center a réalisé une enquête en 2019 sur la culture religieuse. Les Américains interrogés n'ont pas répondu convenablement à la moitié des QCM du sondage.

Pour contrecarrer cette tendance, on assiste à une reprise de l’enseignement des textes spirituels chrétiens fondamentaux. Plus de 300 universités et écoles proposent le Classic Learning Test qui comprend des analyses des textes des « Pères de l'Église, des saints du Moyen Âge et de divers auteurs chrétiens du début de l'époque moderne à nos jours. » On lit la Bible dans certaines écoles publiques, les études classiques qui perpétuent la mémoire civilisationnelle et chrétienne connaissent un engouement. Les lecteurs d’ouvrages philosophiques et littéraires d’inspiration chrétienne ont été multipliés par 10 en 4 ans.

Le pape Léon XIV, dans son discours du 3 juillet, rappelle que le fondement de la Constitution américaine « “tous les hommes et toutes les femmes sont créés égaux et dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables, dont le droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur”[…] repose en définitive sur une conception de la personne humaine inspirée par la grande vision biblique de l'homme et de la femme créés à l'image divine.» Mais cette grande soif de liberté et de bonheur « demeure un chantier permanent » que « chaque génération » doit reprendre.

(Source : ncregister.com)

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