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Rentrée des classes à l’école de la Sainte-Famille

Église Sainte-Famille de Gaza / © Dan Palraz, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Alors que les trois-quarts des infrastructures gazaouies restent à l’état de ruines, l’école de la Sainte-Famille a rouvert ses portes, ce mois de septembre, à un millier d’élèves. Cette école est au service de la paroisse catholique de la Sainte-Famille, mais aussi de l’ensemble de la communauté locale, la majorité des élèves étant musulmans. L’an dernier, les écoliers n’étaient que 500 mais le maintien de ce petit effectif tenait déjà de l’exploit. Le père Gabriel Romanelli voit dans cette rentrée scolaire un « signe d’espérance » pour une population harassée.

Le curé argentin de la paroisse de la Sainte-Famille de Gaza assure que le maintien de cette école sera « comme une lumière dans les ténèbres pour la communauté locale qui a tant souffert ». Depuis les représailles israéliennes aux attaques sanglantes du Hamas, le 7 octobre 2023, la ville a été enfouie sous les bombes et les gravats, décrit le prêtre. Plusieurs de ces paroissiens sont morts durant cette période, quelques-uns victimes de bombardement et de tirs de snipers, mais la plupart des décès ont été causés par les pénuries d’approvisionnement. Or, ces pénuries persistent et rendent la reconstruction à une grande échelle de la ville impossible.

La reprise de l’école, malgré ces conditions difficiles, a toujours représenté, aux yeux du prêtre et de la communauté chrétienne, une nécessité vitale : « Nous avons fait de grands efforts pour que l’école soit un lieu propre, où les enfants, qui ont déjà tant souffert, puissent se sentir en sécurité. »

Avant la guerre, cinq écoles chrétiennes étaient en activité à Gaza : trois catholiques, une orthodoxe et une évangélique. Les élèves chrétiens étaient répartis entre ces établissements. Désormais, pour la première fois, tous les élèves chrétiens seront réunis dans une même école : l’école de la Sainte-Famille. Ils ne représentent pourtant qu’une minorité des écoliers. 130 élèves chrétiens fréquentent l’établissement, soit près de 13 % de l’ensemble des élèves, les autres sont des musulmans venant des quartiers alentours.

« Pour moi, l’école est une lumière dans les ténèbres. Elle compte énormément pour les habitants. Lorsqu’ils voient ces 1 000 élèves arriver en uniforme, cela leur montre qu’il existe un avenir », assure le père Romanelli.

Le prêtre cherche à sortir ses paroissiens de la morosité de leur quotidien en proposant des excursions jusqu’à la plage de Gaza-ville, après la messe dominicale. Pendant plusieurs années, elle était inaccessible en raison des bombardements israéliens, alors qu’elle se situe à seulement dix minutes de marche. « Même si la plage est couverte de décombres, comme tout Gaza d’ailleurs, nous voulons offrir aux familles un moment de détente et de loisirs », explique le prêtre.

Sources : Aide à l’Église en Détresse (15/09/2026).

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