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L’intention du Pape pour les journalistes victimes de violences

Le pape Léon XIV a invité les fidèles à prier pour les journalistes victimes de violences à l’issue de la prière du Regina Caeli, place Saint-Pierre, le 3 mai, cinquième dimanche de Pâques. Le 3 mai est aussi la Journée mondiale pour la liberté de la presse. Celle-ci subit dans le monde, un effondrement historique, sans précédent depuis un quart de siècle, selon l’ONG Reporters sans frontières (RSF).

Après avoir confié ses intentions de prière, en particulier pour la communion dans l’Église et la paix dans le monde, le Pape a évoqué les « nombreux journalistes et reporters victimes des guerres et de la violence » dans l’exercice de leur métier, certains étant froidement exécutés. Il a déploré que le droit d’informer soit « souvent violé, parfois de manière flagrante, parfois cachée ».

« En 25 ans, le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais été aussi bas », estime RSF. Pour la première fois depuis la création de son classement de 180 États, qui compte une échelle de cinq niveaux, de situation «bonne» à «très grave», l’ONG relève que, dans plus de la moitié des pays, les journalistes exercent leur métier dans des conditions «difficiles» ou «très graves».

Si des reporters de guerre sont particulièrement visés sur différents théâtres de conflits, l'Arabie Saoudite s’est distinguée en exécutant le chroniqueur Turki al-Jasser le 14  juin 2025, après sept ans d’emprisonnement arbitraire (les autorités saoudiennes l’avaient condamné pour « terrorisme » et « haute trahison » en raison de ses publications en ligne). Il était le deuxième professionnel de l’information à être officiellement exécuté à la suite d’une condamnation à la peine de mort. Le précédent connu était l’exécution, à Téhéran, le 12 décembre 2020, du journaliste iranien Rouhollah Zam, directeur d’Amadnews. Mais l’Arabie Saoudite avait aussi créé un précédent en faisant assassiner dans des conditions atroces, le 2 octobre 2018, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, ancien directeur général de la chaîne Al-Arab News, dans les locaux du consulat saoudien d’Istanbul. Un acte qualifié d’« exécution extrajudiciaire » par un rapport de l’ONU. Classée par RSF à la 176e place pour la liberté de la presse, l'Arabie Saoudite côtoie en queue de classement la Russie (172e), l'Iran (177e), la Chine (178e), la Corée du Nord (179e), la lanterne rouge étant l’Érythrée (180e).

(Vatican News, 03/04/2026 ; Le Figaro ; La Croix, 30/03/2026)

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