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Les « Mères des frères dominicains » se soutiennent et prient pour eux

Leur point commun : elles ont un fils dominicain. Ces mamans ont décidé de se rassembler pour prier pour la vocation de leur fils et pour se soutenir mutuellement.

Tout a commencé dans l’Illinois grâce à Kathy Langevin. Cette paroissienne a d’abord souhaité fonder dans son archidiocèse de Chicago, un groupe de prière pour les prêtres. Mais l’idée ne s’est pas concrétisée. Or, le fils de Kath Langevin est prêtre dominicain. Ayant entendu parler du projet de sa mère, il en informa, en 2016, l'archevêque J. Augustine Di Noia, lui-même dominicain, et à l’époque secrétaire adjoint de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Mgr. Di Noia, enthousiasmé par l’idée, suggéra à Kathy Langevin : « Vous devriez le faire pour l'Ordre dominicain. » Deux frères dominicains, mandatés par Mgr. Di Noia, mirent en relation Mme Langevin et d’autres mères de dominicains intéressées par ce groupe de prière. Ainsi fut créé ce groupe simplement appelé « Mères des frères dominicains ». Elles n’étaient que cinq au départ.

L’idée était de soutenir leurs fils, frères ou prêtres dominicainss, dans leur formation ou leur ministère, ainsi que tout l’Ordre par la prière. Mais pas uniquement la prière : certaines mamans s’investissent intellectuellement dans l’apostolat de leur fils. Kathy Langevin explique : « Les Dominicains étant très axés sur la prédication, nous suivions leurs prédications et travaillions sur tout ce qu'ils faisaient, qu'il s'agisse d'un livre, d'une retraite, d'une conférence ou d'une réflexion. »

Ensuite, s’est aussi fait sentir le besoin des mères de prier les unes pour les autres, et de se soutenir matériellement. Elles portent dans la  prière leurs intentions mutuelles et conseillent celles dont un fils vient d’entrer dans l’Ordre. Grâce à Zoom, elles peuvent prier ensemble le chapelet malgré leur éloignement géographique. Elles sont actuellement une centaine, dispersées à travers la Province de Saint-Joseph, la province orientale de l'Ordre, qui s'étend de la Nouvelle-Angleterre à l'Ohio et au Kentucky jusqu'en Virginie, y compris Washington D.C. Mais certaines mères sont encore plus éloignées : dans d’autres fuseaux horaires des États-Unis et même jusqu’aux Philippines. Celles qui sont plus proches géographiquement se retrouvent pour s’entraider pour un déménagement, pour préparer les festivités des nouvelles ordinations dans l’Ordre, ou encore pour participer à l’organisation du grand pèlerinage dominicain qui a lieu chaque année en septembre dans la capitale fédérale.

Les frères sont très reconnaissants de cette initiative et se réjouissent que leurs mamans forment ainsi une telle communauté. Certains rédigent des textes de réflexion autour du rosaire pour soutenir la prière de leur mère. Peu à peu, les activités se sont adaptées aux besoins variés des mères. « Il y en a pour tous les goûts, tous les intérêts et tous les parcours », a déclaré Jill Kilanowski, dont le fils, le père Humbert Kilanowski, est professeur agrégé de mathématiques et d'informatique au Collège de la Providence, dans le Rhode Island. Outre le chapelet hebdomadaire, des retraites sont proposées ainsi que des groupes de lecture et d’étude. Certaines choisissent des ouvrages…de Dominicains ! Cette année, elles ont travaillé sur deux livres : « Je vous salue Marie : Méditer sur les mystères de l’amour » des pères dominicains Andrew Hoffer et Philip Nolan, et « Former sa langue et se libérer des péchés de la parole » du père dominicain Gregory Pine.

Dès le début, elles se sont mises sous la protection d’une femme : la bienheureuse Jeanne d'Aza, la mère de saint Dominique. « Nous avons tous dû apprendre l'histoire de Jeanne d'Aza », précise Kathy Langevin. Jeanne d’Aza était une femme de grande foi, venant au secours des plus miséreux et des affligés. Elle aurait eu en songe la prémonition de la vocation de son fils.

(Sources : ncregister.com)

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