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Léon XIV, inlassable avocat du retour à la paix

Bénédiction Urbi et Orbi - Pâques 2026 (capture d'écran)

Alors qu’une trêve précaire, excluant malheureusement le Liban, a été annoncée le 8 avril entre les États-Unis, Israël et l’Iran, le pape Léon XIII multiplie les appels à une paix durable obtenue par la négociation. Ce n’est pas du goût des autorités israéliennes : le dimanche des Rameaux, la police israélienne a interdit au cardinal Pierbattista Pizzaballa, le Patriarche latin de Jérusalem, représentant du pape en Terre sainte, d’entrer dans la basilique du Saint-Sépulcre. Le cardinal avait exprimé son indignation, lors d’une conférence de presse, le 1er avril, à Jérusalem : « Depuis sept siècles, une communauté stable de frères franciscains vit et célèbre sans interruption au sein du Saint-Sépulcre, en toutes circonstances et situations, même pendant les périodes les plus difficiles de l’histoire, y compris en temps de guerre. » Les Franciscains « n’ont pas besoin de l’autorisation de la police pour accéder à la basilique, c’est un droit établi de longue date », avait-il protesté.

Symboliquement, le Pape a porté lui-même une croix tout au long du traditionnel chemin de croix du Vendredi saint au Colisée. Il avait expliqué ce choix quelques jours auparavant : « Ce sera un signe important,  en raison de ce que représente le pape : un leader spirituel et une voix pour dire que le Christ souffre toujours. Et que je porte, moi aussi, toutes ces souffrances dans mes prières. Ce message s’adressera aussi à toutes les personnes de bonne volonté, à toutes celles qui ont la foi pour que nous cherchions à être porteurs de paix. » Il avait aussi révélé s’être entretenu avec Donald Trump : « J’ai parlé avec le président Trump. Il a dit récemment qu’il voudrait mettre fin à la guerre et qu’il est en train de chercher une voie pour réduire la violence. Or la fête de Pâques devrait être le temps le plus saint et sacré de toute l’année. C’est un temps de paix. » Il avait jugé « inacceptable » la menace du président américain  de « rayer de la carte » la civilisation iranienne.

Le mercredi 8 avril, à l'issue de l'audience générale, place Saint-Pierre, Léon XIV a exprimé sa « satisfaction » après l’annonce par Donald Trump d’un cessez-le-feu de deux semaines. Le Saint-Père a demandé aux fidèles d’ accompagner « cette période délicate de travail diplomatique » par la prière, et les a invités à participer, le samedi 11 avril, à la veillée de prière pour la paix dans la basilique Saint-Pierre qu’il avait annoncée, le dimanche de Pâques, lors de la bénédiction Urbi et Orbi. « Ce n’est qu’en revenant à la table des négociations que l’on pourra mettre fin à la guerre » a répété le Souverain pontife. « J’exhorte à accompagner ce moment de délicat travail diplomatique par la prière, en espérant que la disposition au dialogue puisse devenir l’instrument permettant de résoudre les autres situations de conflit dans le monde. »

(Sources : Le Figaro, 03/04/2026 ; Vatican News, 08/04/2026)

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