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États-Unis : un succès d’évangélisation des jeunes cadres

Dans la banlieue sud de Boston, le père Peter Schirripa, 33 ans, fait mentir les statistiques. Les brebis de son ministère sont essentiellement de jeunes adultes, d’environ vingt ans, célibataires, étudiants ou jeunes pro pour les plus âgés. Selon le Pew Research, institut de statistique sociologique, les 18-29 ans ne se déclarent catholiques qu’à 14%. C’est bien plus faible que les autres tranches d’âge. Ces jeunes viennent de quitter le cocon familial et se retrouvent seuls dans leur milieu universitaire ou professionnel, et leur pratique religieuse marque souvent un coup d’arrêt.

Mais dans la paroisse du père Peter Schirripa, la messe du dimanche et la messe quotidienne de 7h du matin sont fréquentées largement par ces jeunes au profil dynamique.  Ils sont assoiffés de vie spirituelle, comme le prouvent aussi leur participation à l’adoration eucharistique et  leur fréquentation de la confession . Ils fréquentent aussi le café du quartier où le prêtre leur donne rendez-vous. Des dizaines de jeunes, parfois jusqu’à deux cents, viennent y écouter ses enseignements.

Le père Schirripa attire par sa bienveillance autant que par sa rectitude doctrinale. « Il ne mâche pas ses mots, mais il le fait avec beaucoup de compassion », déclare un participant. Le pasteur s’inspire de l’attitude Christ lors de son discours sur le Pain de vie (chapitre 6 de St jean). En effet, beaucoup de disciples le quittèrent quand Jésus déclara : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » (Jn 6, 4) Le père Peter  commente :  « Notre Seigneur ne cherche pas à édulcorer son message, n'est-ce pas ? S'il avait craint que ce soit trop difficile à comprendre, il aurait reformulé ses propos. Il aurait dit : "Revenez ; je ne voulais pas dire ça". Mais il était prêt à perdre des fidèles pour affirmer la Présence réelle du Corps, du Sang, de l'Âme et de la Divinité dans l'Eucharistie, qu'il a instituée. »

Chaque semaine, dans un style assuré et serein, le prêtre propose un enseignement profond, adapté aux adultes auxquels il s’adresse. Il ne craint pas d’aborder les sujets délicats, comme la fornication, l’identité de genre, l’homosexualité, la contraception, l’avortement.

Ces enseignements ne sont pas les seuls atouts de la pastorale dynamique et féconde du prêtre. Outre les sacrements et la convivialité des temps de partage, le père Schirripa organise aussi des retraites, des pèlerinages (Montréal, Auriesville), et invite à participer à la Marche pour la vie à Washington, D.C. au mois de janvier. Ses propositions rencontrent un succès croissant. Les jeunes invitent leurs propres colocataires, les colocataires ramènent leurs amis, et c’est ainsi que le groupe grandit.

Pourtant, après que le père Schirripa avait abordé les questions morales les plus sensibles, certains pensaient que la fréquentation diminuerait. Mais il n’en fut rien. Selon Hoggins, 27 ans, qui travaille pour une société de capital-investissement, le prêtre « dit la vérité, et je ne crois pas que beaucoup de gens disent encore la vérité. […] Beaucoup, surtout à South Boston, n'ont jamais entendu la vérité. Cela peut être choquant et décourageant. Mais je pense que c'est ce que les gens ont besoin d'entendre. »

La vérité rend libre (Jn 8,32). Ces jeunes en font l’expérience grâce à leur pasteur qui n’hésite pas, avec son calme serein, d’affirmer que leur salut ne se trouve pas dans les plaisirs vantés par un bar branché du sud de Boston… Eux-mêmes témoignent de la vacuité d’une vie axée sur le seul plaisir ou sur la soif d’une carrière brillante. Ayant cherché autre chose, ils confient avoir été transformés, comme Billy Hufnagle, 28 ans, ingénieur logiciel :  « Dieu m’a donné de la joie à travers l’Église. C’était le moyen le plus concret qui me permettait de persévérer et d’approfondir ma foi ».

(Source : ncregister.com)

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