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États-Unis : L’esprit missionnaire du père Javier Olivera Ravasi

Le père Javier Olivera Ravasi au sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe / guadalupe shrine

« S'il existe la liberté d'expression aux États-Unis, et la liberté d'offrir des sacrifices humains à Baal, pourquoi les prêtres ne pourraient-ils pas proclamer le vrai Dieu ? », interroge le père Javier Olivera Ravasi. Ce prêtre argentin en mission aux États-Unis ne fait pas partie des tièdes. Sa flamme missionnaire le brûle, il a soif des âmes. Il n’apprécie guère ce qu’il qualifie d’autocensure chez ses coreligionnaires.

Cette autocensure, affirme-t-il, « est un fait avéré chez les laïcs catholiques. Certains craignent d'être identifiés comme catholiques en public. Pratiquer sa foi uniquement dans la sphère privée, et non en public, relève d'un catholicisme libéral. C'est une grave erreur doctrinale. » Il constate que les éloignés de l’Église et ses opposants affirment sans vergogne leur revendications et attend le même zèle chez les baptisés : « Les non-catholiques, les militants LGBTQ et les partisans de l'avortement affichent ouvertement leur identité. Pourquoi devrions-nous avoir honte de la vérité ? »

 Le 16 février dernier, devant la clinique d’avortement du planning familial de San Francisco, le père Javier Olivera Ravasi a célébré une messe en plein air, sous la pluie. « Nous voulions simplement prier dans un lieu symbolique, en particulier pour les mères qui ont dû prendre cette décision et pour ceux qui ont commis ces actes — qui, j'en suis convaincu, ignorent dans la grande majorité des cas la portée de leurs actes », écrit-il dans son blog. Dans le sermon prononcé à cette occasion, il donne trois raisons pour lesquelles il a célébré cette messe : pour la conversion des personnes impliquées dans les avortements, pour réparer ce « crime qui, dans de nombreux endroits, n'est même pas reconnu comme tel » et enfin pour raviver la fermeté et l’audace dans le témoignage de foi des catholiques.

Convaincu que l’effort missionnaire bénéficie en premier lieu au missionnaire lui-même, il encourage les catholiques à développer leur audace pour un témoignage sans concession et surtout sans peur. Et cela plaît aux jeunes, de plus en plus nombreux dans sa paroisse de San Francisco. « Les jeunes – catholiques, protestants et même athées – affluent », se réjouit-il. « Ils en ont assez du militantisme woke, de la farce du progressisme moderne et du déni de la nature humaine. Ils aspirent à l’éternel, au durable et à la stabilité. »

Mais le père Javier Olivera Ravasi ne saurait se contenter d’une paroisse. Sainte Thérèse de Lisieux l’inspire beaucoup et il fait siens ses propres propos : « Je voudrais annoncer l’Évangile en même temps dans les cinq parties du monde… Je voudrais être missionnaire, et non pas seulement pour quelques années, mais l’avoir été depuis la création du monde et le rester jusqu’à la fin des temps. »

Rien d’étonnant alors que le père Ravasi ait fondé avec le Père Federico Highton l’Ordre de Saint-Élie (OSE), qui vient de fêter ses 10 ans, le 3 février dernier. L’Ordre prêche la vérité qu’est le Christ avec parrêsia, c’est-à-dire avec liberté de parole et courage de dire la vérité, y compris au prix de la vie, selon deux axes : les missions auprès des nations et la contre-révolution culturelle catholique.

Société de Vie Apostolique de Droit Diocésain, l’Ordre de Saint-Élie fut approuvé par le pape François en avril 2023. Fondé dans les plateaux reculés du Tibet, l’Ordre est présent notamment au Malawi et au Pakistan. Il s’implante dans les endroits où il n’y a pas ou peu de chrétiens, là où la Foi n’a pas encore infusée, et là où elle a été combattue au point de disparaître. « Notre tâche est d’implanter l’Église dans le repaire de l’ennemi, dans ses tranchées, dans l’inconnu, dans les endroits les plus reculés, dans l’impensable, dans l’impossible… » écrivait le père Federico Highton.

(Sources : ewtnnews.com, ordensanelias.org, quenotelacuenten.org)     

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