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Léon XIV : « Jamais la médecine ne pourra se faire la servante de la mort programmée ! »

Lonely person sitting on the bench under an old oak tree in Torre a Castello, Siena

A l’occasion du centenaire de la naissance du professeur Jérôme Lejeune (1926-1994), déclaré « vénérable » en janvier 2021 par le pape François, Léon XIV a reçu en audience le 22 juin les membres de la Fondation Lejeune qui poursuit l’œuvre de ce grand médecin et généticien français. Dans un discours d’une brûlante actualité, alors que la  loi sur « la fin de vie », instaurant un « droit à mourir », pourrait autoriser l’euthanasie et le suicide assisté en France dans les prochaines semaines, le Pape a rendu hommage à ce pionnier de la génétique qui avait identifié l’anomalie chromosomique responsable de la trisomie 21. Ce savant fut avant tout un médecin au service des plus fragiles et un ardent défenseur de la vie humaine dès la conception jusqu’à la mort naturelle. Le Pape a souligné sa compassion pour les enfants porteurs de handicap, qu’il appelait  « les pauvres parmi les pauvres », et salué son combat pour « la vie et la dignité des plus fragiles, fût-ce au prix de sa carrière ».

Léon XIV a conforté les membres de la Fondation Lejeune dans leur engagement « en faveur de la vie et de la dignité humaine», et les a encouragés à être «comme lui, des témoins engagés dans la société, au service de la recherche constante du bien commun». Il a rappelé que le pape saint Paul VI avait nommé le professeur Lejeune membre de l’Académie Pontificale des Sciences, puis que «la profonde amitié nouée avec saint Jean-Paul II et leur vision commune en faveur de la défense de la vie ont été à l’origine de la création de l’Académie Pontificale pour la Vie».   

Cet «homme de science et de sagesse», a poursuivi Léon XIV, avait compris que sa découverte scientifique «serait utilisée pour éradiquer les personnes porteuses de trisomie 21 avant leur naissance». Il se fit « leur avocat » en dénonçant le «racisme chromosomique» et « ce nouvel eugénisme» qui préside à leur élimination in utero au prix de la «transgression du serment d’Hippocrate ».  Son engagement entier, «ses prises de parole prophétiques le conduisirent à défendre la vie de toute personne humaine en référence à l’inviolable dignité qui a son origine dans l’acte créateur de Dieu», a souligné le Souverain Pontife, en précisant que «ce combat lui valut d’être malmené dans certains milieux scientifiques», et en encourageant les professionnels de la santé à choisir à son exemple « le courage de la vérité ».

Ce combat pour le respect intégral de la vie humaine, qui se poursuit actuellement en France à propos de la loi sur la « fin de vie » en discussion à l’Assemblée Nationale, est l’occasion pour le Pape de rappeler que la médecine « est par nature au service de la vie ». Par conséquent, a-t-il averti, « jamais un médecin ne devrait se permettre, sur la base d’algorithmes de laboratoire, de décider de la vie de tel embryon ou de telle personne âgée! Jamais la médecine ne pourra se faire la servante de la mort programmée!»

En terminant son discours,  Léon XIV a souhaité que Jérôme Lejeune inspire « le courage de la vérité aux nombreux jeunes et professionnels désireux de cohérence ». Et qu’à son exemple, ils unissent « sans raideur, la raison et la foi, la parole et les actes, l’absence de jugement sur les personnes et le rejet du mensonge ».

(Sources : Vatican News ; Aleteia, 22/06/2026)

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