Les deux candidats en lice pour la présidentielle Équateur s’engagent en faveur de la vie et de la famille

Le dimanche 13 avril prochain se tiendra le second tour de l’élection présidentielle en Équateur. Dans cette perspective, le collectif « Société et Famille », engagé dans la défense de l’enfant à naître et de la famille, a publié un texte que les deux candidats en lice ont officiellement signé. Le collectif, formé de juristes, de professionnels de santé, d’éducateurs, a le soutien des chrétiens orthodoxes, évangéliques et catholiques. Ainsi, met-il les électeurs croyants devant leur responsabilité. Si l’Église ne donne pas de consigne de vote, la cohérence morale sied au catholique dans son devoir d’électeur. « Nous encourageons toute la communauté chrétienne en Équateur à rechercher la direction de Dieu dans la prière pour voter pour le bien-être des familles, des enfants, des adolescents et de la vie de tous les Équatoriens », souligne le collectif.
Les enjeux sont importants, car « les deux candidats dirigent des groupes parlementaires représentant ensemble plus de 80 % de la prochaine Assemblée nationale », précise Diego López Marina, journaliste à ACIPrensa. Quel que soit le vainqueur du scrutin, les positions soutenues par le collectif ont de bonnes chances d’être appliquées. Ce qui n’empêche pas Société et Famille d’appeler « à être vigilant pour que ces engagements soient respectés par le prochain gouvernement national et la prochaine majorité législative. »
Sur 16 candidats en lice le 9 février dernier pour le premier tour, la candidate de gauche Luisa Gonzalez, une avocate évangéliste de 47 ans, recueille 43,9 % des suffrages. Du parti Révolution citoyenne, elle reste conservatrice sur le plan sociétal, notamment par son opposition à l’avortement. Son adversaire, le président sortant Daniel Noboa, arrive en tête de justesse avec 44,2 % des voix et se dit de centre-gauche.
Le document publié par Société et Famille et signé par les deux candidats donne quatre orientations fondamentales :
- Le respect de la vie à naître : « Nous ne soutiendrons pas l'approbation d'une quelconque réforme qui légalise ou étend l'avortement ou l'euthanasie », stipule le texte.
- Les candidats s’engagent au respect de la liberté des familles de décider de l’éducation qu’elles souhaitent donner à leurs enfants : « Il est essentiel que les familles puissent éduquer leurs enfants sans impositions idéologiques de l’État. »
- La protection des enfants et des adolescents contre l’idéologie du genre : « Nous ne permettrons pas l'idéologie du genre dans les textes éducatifs ou dans les institutions, ni les changements de sexe pour les mineurs, ni l'adoption par des couples homosexuels. »
- La protection de la famille. En plus des idéologies mortifères, la famille équatorienne est menacée par une pauvreté provoquant la malnutrition infantile et par l’explosion du narcotrafic, avec ses corolaires violence et émigration. « La famille est le cœur de la société et renforce une nation », souligne un membre du collectif, Héctor Yépez.
- En Équateur, l'avortement n’est autorisé que si la santé ou la vie de la mère est en danger, et ce jusqu'à 12 semaines de grossesse, ou si la grossesse résulte d'un viol. Or le pays subit des pressions du mouvement Justa Libertad, une coalition de huit organisations, pour « légaliser l’avortement sans motif ni délai, c’est-à-dire jusqu’au dernier jour de la grossesse pour quelque raison que ce soit. » En 2018, un précédent gouvernement a promu la « transition de genre » des enfants dès cinq ans, obligeant l’école à l’intégrer.
(Sources : aciprensa.com, mars 2025, x.com/_familiaecuador)
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